Jeff Koons

Koons se moque de nous. C’est Warhol en plus cynique. C’est du massive pop art…

Jeff Koons

Exposition Jeff Koons au Centre Pompidou

la note :      

Koons se moque de nous. C’est Warhol en plus cynique. C’est du massive pop art à l’ère de la spéculation financière globalisée. Et ça marche ! Sa cote est au sommet et nombre de musées ne peuvent (ne veulent ?) s’offrir du Jeff Koons.

Koons, imposteur non dénué de culture, ressasse les avant-gardes comme s’il les inventait. On s’amuse d’ailleurs d’un certain voisinage avec des expositions récentes du Centre Pompidou : Bertrand Lavier, Roy Lichtenstein, Marcel Duchamp, Martial Raysse… Koons a transplanté certaines idées d’avant garde dans l’univers bariolé de la consommation de masse et a bâti en quelques séries une marque « artiste » dont il est l’ambassadeur ultra-présent au sourire irréprochable. Les défis techniques de ses œuvres sont relevés par son studio, son terrain à lui c’est la comm. On ne sait pas s’il a été trader comme on le dit souvent mais une chose est sûre, il a le sens du marché de l’art.

Son astuce (car oui, Koons est un malin brillant) ? La séduction et l’outrance.

Ne sont pas rares d’ailleurs les œuvres de Koons qui décorent des hôtels de luxe de Vegas à Dubaï. Grand paradoxe, on déteste être pris pour idiots faciles à séduire mais on est émerveillé par les lapins gonflable ou en inox, médusé par Michael Jackson et son singe en porcelaine plus grands que nature, ébahi par les photos porno-ultra-léchées avec la Cicciolina, sous le charme du caniche ultra kitsch en céramique. On aime détester Koons. Encore un coup marketing ?

 Commissariat de l’exposition : Bernard Blistène

Métadata

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