My name is Bourne

Après deux Jason Bourne redoutablement efficaces, Paul Greengrass avait lâché la franchise. Il revient néanmoins,…

My name is Bourne

Jason Bourne, un film de Paul Greengrass avec Matt Damon

sortie le 10/08/2016
la note :      

On aime Paul Greengrass depuis Bloody Sunday, séduits par sa façon de filmer, nerveuse, embarquée au plus près des personnages, captivés par son montage cut, intrigués par sa façon de faire des portraits de ville comme des mood-boards, des caractérisations par images successives, des mosaïques en mouvement.

Il conjugue la force des effets de réalité proches du documentaire et le raffinement d’un cinéma chorégraphié à l’extrême.

Après deux Jason Bourne redoutablement efficaces, La Mort dans la Peau et La Vengeance dans la Peau, bien meilleurs et moins vieillis que le tout premier (La Mémoire dans la Peau, réalisé par Doug Liman), Greengrass avait lâché la franchise. Il revient néanmoins, presque dix ans plus tard avec un nouvel opus au titre encore plus original que les précédents et, bien entendu, l’inoxydable Matt Damon.

Le bon côté de la chose, c’est qu’ils ont l’air contents de remettre le couvert et que nous aussi.

Le bémol c’est que les gadgets scénaristiques pour rendre l’intrigue actuelle, en prise avec notre monde ultra connecté, surveillé et en implosion, sont justement des gadgets…

On déplore également l’insipidité du personnage féminin, incarné par la mignonne mais lisse et poseuse Alicia Vikander.

Enfin, on se lasse rapidement des flashbacks redondants et du cruel manque d’humour de toute cette entreprise.

On retiendra de cet opus agréable mais dispensable les deux méchants, les parfaitement crédibles Tommy Lee Jones et Vincent Cassel, et une course poursuite dans une Athènes révoltée tout en manifestations et cocktails molotov.

Allez, on ne le nie pas, on se laisse divertir par ce voyage testostéroné et multi-destinations mais comme les pop-corn, ce n’est bon que dans l’instant. La copie est appliquée mais trop littérale pour avoir du souffle.

Métadata

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